Voilà un petit bout de temps que je n’avais plus repéré de mini-série de brandtertainement . Donc quand je tombe sur une le dernier brand content d’Audi pour son A6, je partage !
La réalisation particulièrement soignée est signée Daniel Minahan, réalisateur notamment True Blood. On comprend mieux… Digne des meilleurs polars, et réalisée comme un puzzle grandeur nature, chaque épisode donne une nouvelle clé de compréhension à cette intrigue qui sait tenir le spectateur en haleine.
Synopsis : l’action se déroule dans le quartier d’affaires de Jersey City à Manhattan. Tandis qu’une nouvelle tour se construit, un architecte est assassiné. Son associé, bien entendu au volant de l’Audi A6, décide de mener son enquête.
Cette mini-série est diffusée chaque samedi soir, par épisode de deux minutes et pendant huit semaines sur la chaîne câblée américaine FX Network.
Pour les plus curieux, ou ceux qui veulent passer un bon (court) moment, les épisodes d’Untitled Jersey City Project sont en ligne sur le site de l’opération.
Décidément, je n’aurais jamais écrit autant de billets sur une seule personne, en l’occurrence l’actrice Marion Cotillard. Après son engagement auprès de Greenpeace et son soutien pour l’amélioration de la condition de la femme au travail, la voici de nouveau sous les projecteurs du web pour une opération de story-telling menée de main de maître et signée Dior. Une belle opération de brandtertainment que je ne pouvais ignorer.
Dior vient en effet de révéler le dernier opus de la saga Lady Dior, Lady Grey London, un court-métrage de 8 minutes, tourné au London Eye, un cabaret chic de Londres.
Sous la direction du réalisateur John Cameron Mitchell, auteur du sulfureux Shortbus en 2006, Marion Cotillard, en magicienne et meneuse de revue, est tout simplement sublime, sensuelle et troublante à souhait. Son public est envouté par sa beauté et son charisme. Les différents accessoires qui se cachent dans le fameux sac Dior sont mis en avant à travers une ambiance plumes et paillettes qui n’est pas sans évoquer les années folles.
La mise en scène, la bande-son et surtout l’absence totale de parole renforcent la puissance de séduction de Marion Cotillard. Toutes les émotions passent par les seuls regards et gestes des personnages et je trouve cela très puissant ; de loin mon film préféré de cette saga.
Inspiré de l’univers de John Galliano, ce court-métrage fait en effet suite aux premiers volets Lady Noir (tourné à Paris), Lady Rouge (tourné à New York), et Lady Blue (tourné à Shanghai).
Derrière ce titre quelque peu déroutant se cache le fait que le constructeur high-tech néerlandais a lancé tout récemment une comédie romantique diffusée uniquement sur le web. Un bel exemple de brand content avec un story-telling axé autour des produits de la marque. “Nigel & Victoria” est donc une mini-série de brand-content de 8 épisodes. Voilà de quoi épicer les simples et basiques vidéos produits.
Victoria est en fait une vedette néerlandaise fan de gadgets high-tech qui passe en revue devant caméra les produits Philips.
Nigel est un manager marketing de chez Philips, qui atterrit sur le plateau pour garder un oeil sur ce qui est dit et montré à propos des produits. Au cours des 3 premiers épisodes naît une love-story. C’est très bien fait, drôle et décalé, tout ce que j’aime !
Et puis ce projet prometteur est intéressant à plus d’un titre : grâce au recours à une web-série et à la vague du brandtertainment (divertissement de marque), il prend le contre-pied des vidéos produits classiques, souvent rébarbatives.
Pour parachever sa démarche, Philips est allé jusqu’au bout de son concept en créant une véritable chaîne sur YouTube.
Après avoir lancé sa web-série sous le sceau du brandtertainement, voilà un Ikea encore précurseur en matière de communication qui revient avec l’anti-réclame même ! La publicité moderne se voulait déjà sonner le glas de la réclame classique, trop bruyante et inintéressante au possible. Mais Ikea dépasse ce stade avec une campagne (visionnaire ?) qui va faire parler d’elle, sans nul doute.
Emergence d’une nouvelle tendance ? Cela ne serait pas impossible. Jugez par vous-mêmes : la marque s’offre une vidéo en aucune façon brandée (pas moyen de penser qu’Ikea se cache derrière) et pourtant des produits Ikea, on en voit à tout bout de champ !
Après quelques notes d’intro, seules les paroles décalées laissent présager un clip un peu différent de ceux auxquels est habitué le consommateur : “You’ll Always Find Me In The Kitchen At Parties” (“dans les soirées, vous me trouverez toujours dans la cuisine”).
Mais loin d’agresser le consommateur avec force message promotionnel, Ikea réussit à glisser très subtilement son petit cheval de Troie et hop, s’incruste chez le consommateur ni vu ni connu.
Voilà à mon humble avis un terrain particulièrement prometteur que les marques vont se faire un immense plaisir d’explorer.
En utilisant les intégrations de liens “on video” de YouTube, les marques peuvent désormais proposer un contenu doté d’une véritable valeur ajoutée tout en laissant la possibilité de découvrir des biens de consommation. Ici, Ikea permet de cliquer sur les objets susceptibles d’intéresser le consommateur, sans le harponner violemment.
La possibilité de cliquer sur son écran pour obtenir la même montre ou le même canapé que la star d’un film est désormais possible ! Il ne reste plus qu’à étendre cette possibilité hors du micro-contenu pour la faire apparaître dans des série, voire même des films ! On continue d’exploiter le pull marketing, ce marketing où c’est le consommateur qui va chercher l’info et où, par conséquent, elle ne lui est pas imposée (push marketing), et c’est une très bonne chose !
Après l’ère de la réclame puis celle des tentatives de dialogue souvent laborieuses et approximatives de la marque via les réseaux sociaux, l’avènement du consommateur roi approche à grands pas.
Red Bull a lancé une campagne de brandtertainment en Hongrie sur YouTube pour promouvoir ses shots en ayant recours à une série de vidéos alternatives.
On se souvient de celles lancées par Showtime pour promouvoir la saison 4 de Dexter, c’était plutôt fun, par ici.
Le principe : aider une étudiante (mais pas que) à remettre la main sur ses shots pour l’aider à tenir jusqu’à la fin de sa journée.
C’est assez sympa et on se prend vite au jeu